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Qualification
Poste
la Représentation
Métier
Product & gestion de projet
Secteur d'activité
Non renseigné non renseigné
Origine
Profil sourcé
Expérience
—
Compétences
—
Identité et contact

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Localisation
Maroc
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CV anonyme

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NextData
Curriculum vitae anonymisé
ND-CV-2E2814BF

Product & gestion de projet

Maroc Identité et coordonnées communiquées par NextData

[nom]

Université de Nancy 2

La complémentation verbale et les prépositions : syntaxe ou sémantique ? (At / to)

Présentation générale

Nous souhaitons présenter une analyse de prépositions « régies » (cf. infra) par les verbes, en nous posant la question de la possibilité d’une justification sémantique à leur présence. La question fait débat, entre tenants du tout sémantique (par ex. Langacker 1995 :

« All valid grammatical constructs have some kind of conceptual import », p. 338, « If two constructions are syntactically distinct, they must be semantically or pragmatically distinct », A. E. Goldberg 1995, p. 67), tenants du tout syntaxique (dans les cas de rection forte, par ex.

Tseng : 2000), et tenants d’une position intermédiaire. Nous nous concentrerons sur quelques verbes proposant (à titre individuel, ou à l’intérieur d’une « catégorie », voir ci-dessous) une alternance entre at et to :

  • verbes de parole (say, yell…)
  • verbes « directionnels » (aim, send, direct, point, throw)
  • verbes de perception (look (stare…) vs. listen, et hark dans ses emplois rémanents)

Un emploi de run + at sera abordé à titre de comparaison.

Plusieurs aspects en jeu ?

Nous souhaitons à la fois proposer des pistes d’analyse des différences sémantiques introduites par le changement de préposition (at vs. to) au niveau de chaque verbe et/ ou groupe de verbes, et revenir sur la question générale du sens de ces prépositions. Nous tenterons de proposer une approche relativement différenciée. Il semble en effet que l’on ait d’une part intérêt à distinguer divers niveaux : motivation vs. sémantisme actif, voire niveaux différents de sémantisme, « large » (de type « air de famille » : ex. directionnalité), et « étroit » (sens précis de chaque item). Nous montrerons que s’il est parfois difficile et éventuellement hasardeux de dégager une différence étroite entre deux constructions, la présence d’une motivation sémantique large est généralement possible, ce qui peut exclure, au moins pour une partie de ces verbes, l’hypothèse de l’asémantisme au sens fort (ex.

« directionnalité » et verbes de perception). Par ailleurs, une motivation qui s’accompagne d’un processus de routinisation peut conduire à un impact sémantique moindre lors de l’emploi de ces verbes, mais ceci ne signifie pas qu’il n’existe pas (en diachronie, ou en « système »).

« Quel » sémantisme ?

Il reste cependant que certains constructions verbales proposent des différences sémantiques relativement claires (« agressivité » et say to/ yell at, par exemple), d’autres moins : ainsi certains emplois de direct to/ at offrent de grandes similarités, aussi bien au niveau du type d’actants du verbe et/ou de complément de la préposition ; la représentation sémantique de la préposition employée avec les verbes de perception pose également

question. Par ailleurs, les différences sémantiques semblent se construire régulièrement autour de « notions » (par exemple, « agressivité » utilisé ci-dessus), mais a) qui pourraient varier selon les verbes et les groupes de verbes, voire selon les emplois d’un même verbe ; b) qui correspondent à un aspect seulement du sens des prépositions (il ne semble jouer que une « facette » particulière du sens de la préposition : « agressivité », « ponctualité », éventuellement téléologie). Ces éléments peuvent être reliés entre eux (ex. le point d’arrivée peut être lié à la téléologie qui peut être liée à l’agressivité), mais ceci pose la question de l’homogénéité de ces emplois. Ceci interroge notamment le rôle des catégories. Si un type de différence sémantique se distribue à l’intérieur d’une catégorie, on peut penser que ce serait l’ensemble {type de V + at/ to} qui serait pertinent, et pas seulement le rapport V/ prep.

seul(s). On voit d’ailleurs que certaines de ces alternances se distribuent sur un même verbe

(directionnels), d’autres, justement, à l’intérieur d’une « catégorie » (parole, perception) – on reviendra sur la pertinence de les traiter comme alternance(s), et ces cas permettront également de revenir sur les catégories. Si la productivité se fait sur l’imitation d’un schéma, alors la motivation peut bien être sémantique (rapport sémantique entre deux verbes), mais non forcément recalculée « individuellement » en fonction du rapport V/ Prep.

Autres questions

La question pose également celle du figement : nous essaierons (en partie) de voir comment incorporer celle-ci. Un verbe comme hark, lui-même relativement figé dans ses emplois, peut d’ailleurs poser cette question de manière particulière. Nous souhaiterions également (selon le temps) tenter de revenir sur la notion de directionnalité (vs. téléologie/ orientation…) dont on a besoin pour décrire et l’emploi des verbes directionnels, et un certain nombre d’emplois de at et de to. Il semble en effet que la notion soit trop large et trop peu définie : ainsi téléologie, orientation, positions relatives… sont des notions toutes susceptibles d’être (et d’avoir été) rattachées à la directionnalité, mais ce sont aussi par ailleurs des notions différentes. Des différences plus fines permettraient donc peut-être, notamment, une meilleure approche des verbes « directionnels », et de l’opposition at/ to.

Résumé

L’exposé visera donc d’une part à proposer quelques différences d’emploi apparents entre at et to dans la complémentation verbale pour les verbes étudiés de manière descriptive, et à poser la question de leur pertinence sémantique, en y apportant quelques pistes de réponse via une approche reconnaissant divers modes possibles de fonctionnement du rapport

V/ Prep dans ces constructions verbales avec préposition(s).

Bibliographie provisoire

T. Fanego, 2004, “Is Cognitive Grammar a usage-based model? Towards a realistic account of English sentential complements,” in Miscelánea. A Journal of English and American Studies n°29, Special issue on Language and Linguistics containing the plenary lectures from ESSE 7, p. 23-58.

([lien])

A. E. Goldberg, 1995, Constructions. A Construction Grammar Approach to Argument Structure.

Chicago et Londres, The University of Chicago Press.

R. Langacker, 1991, Foundations of Cognitive Grammar, II: Descriptive Applications. Stanford, Stanford University Press.

B. Levin, 1993, English Verb Classes and Alternations, Chicago University Press, Chicago.

P. Miller, 2003, « La complémentation directe et indirecte des verbes de perception en anglais », Journée d'étude du CIRLEP, Université de Reims, le 3-11-00. ([lien]

[lien])

J. Tseng, 2000, The Representation and Selection of Prepositions, Ph.D. Thesis, University of Edinburgh.

E. van der Zee et J. Slack (dir.), 2003, Representing Direction in Language and Space, Oxford, Oxford University Press.

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