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Fiche du profil 2 fiches regroupées (même personne)

Qualification
Poste
Frontend Developer
Métier
Développement frontend
Secteur d'activité
Non renseigné non renseigné
Origine
Profil sourcé
Expérience
10+ ans
Compétences
Vue.js
Identité et contact

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Localisation
Maroc
Source
Recherche web
CV anonyme

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NextData
Curriculum vitae anonymisé
ND-CV-C87C5343

Développement frontend

Maroc Identité et coordonnées communiquées par NextData

[nom]

DE MISE EN OEUVRE ET DE TRANSFORMATION

[nom] DISPOSITIFS DE FORMATION AGRICOLE

ET RURALE DANS TROIS PAYS D'AFRIQUE :

CAMEROUN, MAROC et MADAGASCAR

Volume 4

Etude au Maroc

[nom]

Juillet 2012

Réseau international Formation Agricole et Rurale

1101, av. Agropolis - BP [téléphone] Montpellier Cedex 01 - France

Tél. : [téléphone] - Fax : [téléphone]

Courriel : [e-mail] - Site : [lien]

Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

Cette étude a été réalisée en collaboration avec l’ADEA dans le cadre de la Triennale de l’éducation et formation en Afrique (Ouagadougou, Burkina Faso, 12-17 février 2012).

Thème général : « Promouvoir les connaissances, compétences et qualifications critiques pour le développement durable de l’Afrique : comment édifier/concevoir une réponse efficace [nom] systèmes d’éducation et de formation ? »

Sous-thème n° 2 : « Développement [nom] compétences techniques et professionnelles tout au long de la vie pour une croissance socio-économique durable de l'Afrique »

L’[nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de forma-tion agricole et rurale dans trois pays d’Afrique : Cameroun, Maroc et Madagascar est composée de six volumes. Nous publions d’abord les volumes 4 à 6. L’ensemble sera constitué de :

− · Synthèse, · volume 1

− · Note méthodologique de l’étude, · volume 2

− · Etude au Cameroun, · volume 3

− · Etude au Maroc, · volume 4

− · Etude au Madagascar, · volume 5

− · Documents de restitution [nom] études, · volume 6

Les encadrés à fond gris du présent volume donnent [nom] informations intégralement recopiées de documents dont la source est alors indiquée tandis que ceux à fond blanc visent à mettre en valeur

[nom] réflexions ou [nom] propositions importantes du consultant.

[nom] présentations du consultant et du Réseau international FAR figurent en fin de ce volume.

Contribution à la maquette et mise en page : · Igor Besson

Couverture : · Evelyne Galtier

Photos de couverture : · Abdelkader Ftouhi

Version initiale : · Novembre 2011

Version validée : · Avril 2012

Version finale : · Juillet 2012

Les [nom] et conclusions exprimées danc ce document sont formulées sous la responsabilité de l’auteur et ne réflètent pas nécessairement le point de vue officiel du Réseau international FAR, de l’Association 2 pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA) ou de leurs institutions partenaires.

Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

AVANT-PROPOS

Le document que nous propose Abdelkader Ftouhi est une [nom] de grande qualité et un diagnostic fort utile sur un sujet à la fois important et sensible : la transformation en cours du dispositif national marocain de formation professionnelle agricole, rénovation dite « ré-ingéniérie » du système selon l’approche par compétences (APC). Il faut de suite préciser que ce terme de « ré-ingénierie » signifie la réorganisation globale et ordonnée du dispositif national d’enseignement et de formation agricole. Quand à l’approche pédagogique dite

APC, elle a été introduite au Maroc à partir de 1996 avec le concours la coopération cana-dienne et elle préconise l’identification [nom] besoins en compétences d’un secteur économi-que avant l’élaboration de programmes de formation qui répondent mieux aux besoins de ce secteur. L’APC est appliquée avec plus ou moins de bonheur dans l’enseignement général dans de nombreux pays africains 1 . Son expérimentation a débuté en 2004 dans quelques établissements marocains de formation agricole dans le cadre de projets de coopération internationale, puis le Département de l’Agriculture a proposé en 2008 son extension à tout le dispositif de formation agricole.

Le présent travail est remarquable car réalisé dans un temps limité avec un échantillon d’ac-teurs enquêtés diversifié : responsables de la formation professionnelle agricole aux niveaux central et régional, directeurs d’établissement ayant expérimenté l’APC, personnes impli-quées dans l’APC, professionnels ou employeurs, apprenants, diplômés – ou « lauréats » – ayant un emploi 2 . D’aucuns au Maroc auraient souhaité que l’échantillon soit élargi afin de confirmer les résultats obtenus et ont émis [nom] réserves sur la formulation de certaines con-clusions [nom] éléments du diagnostic du système de l’ETFP agricole 3 . Il convient d’ailleurs de souligner ici que le recueil d’informations a été difficile, d’autant qu’il a fallu faire la part [nom]

choses entre les déclarations convenues et la réalité, ce qui a été rendu possible par la situa-tion particulière de A. Ftouhi, consultant privé après avoir exercé une vingtaine d’années au ministère de l’Agriculture 4 . Ajoutons que même si les sources d’informations notamment écrites ne sont pas systématiquement précisées en notes de bas de page, A. Ftouhi a fait [nom]

efforts manifestes pour améliorer la version initiale et finaliser ce rapport.

1

V. par exemple l’excellent « Document de travail » n° 97 publié par l’AFD, Les réformes curriculaires par l’approche par compétences en Afrique par F. Cros, J.-M. de Ketele, M. Dambele et al., juin 2010 ; les pays [nom] sont le Cameroun, le Gabon, le Mali, le Sénégal et la Tunisie (accessible sur le site internet de l’AFD).

2

Cf. en annexe les six guides d’entretien préparés par le consultant.

3

Cf. le compte rendu de la restitution de l’étude faite à Rabat en novembre 2011 et qui sera inclus dans le volume 6 de la présente série.

4

Cf. sa biographie en fin de volume. Le consultant a en outre pris le soin de clairement indiquer qu’il convient toujours d’être prudent car d’une part, les conclusions tirées sur la base de déclarations de certains acteurs doivent être mentionnées avec précaution et d’autre part, [nom] de rénovation est en cours.

3

Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

En résumé, ce document nous permet de connaître l’état [nom] lieux du dispositif d’enseignement agricole et les différentes mutations qu’a connues ce système en rapport avec les politiques de développement agricole. Deux choses sont notamment à retenir : pri-mo, le système de formation est relativement développé avec une cinquantaine d’établissements publics et il est essentiellement étatique, que ce soit la composante forma-tion initiale [nom] cadres du développement et [nom] jeunes ruraux avec principalement quatre

« niveaux » - apprentissage, qualification, technicien, technicien spécialisé 5 - ou celle de la formation continue [nom] producteurs en activité ; secundo, ce système est en changement progressif de façon récurrente depuis 25 ans - c’est-à-dire la réforme de 1984 visant la « res-tructuration » du système -, souvent d’ailleurs à l’occasion de coopération avec [nom] parte-naires étrangers (France, Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Canada…) ou [nom] organismes in-ternationaux (Banque mondiale, Union européenne, FAO…). En ce qui concerne la réforme actuelle conduite maintenant en autonomie totale par les autorités marocaines, l’APC qui constitue, comme nous l’avons écrit précédemment, la méthodologie adoptée pour la « ré-ingénierie » du système suscite [nom] appréciations divergentes : positives pour certains ac-teurs quant à l’impact sur l’employabilité [nom] lauréats, réservées pour d’autres quant à la lourdeur de sa mise en œuvre (avec la nécessité de faire appel à [nom] bureaux d’études pri-vés) et quant à son appropriation par les établissements, négatives enfin ou pour le moins d’application difficile d’après bien [nom] enseignants quant au système d’évaluation [nom] com-pétences de leurs élèves…

Le document traite aussi de plusieurs aspects, relativement récents et encore peu connus :

par exemple, celui de la contribution de plus en plus dynamique de certaines organisations non étatiques à l’encadrement et à la formation continue [nom] producteurs comme c’est le cas [nom] professionnels de l’Association Nationale [nom] Eleveurs Ovins et Caprins (ANOC) et de l’ONG « Migrations & Développement » sur le safran dans la région de Taliouine dans le cen-tre du pays ; et celui de la déconcentration de la gouvernance de l’appareil de formation, avec la montée en puissance [nom] Directions Régionales de l’Agriculture (DRA) qui sont do-

5

Cf. figure 1 sur l’organisation de la formation professionnelle agricole au Maroc. Ces niveaux correspondent à autant d’établissements publics - à savoir CFA, CQA, ITA et ITSA (les noms complets figurent en liste [nom] abré-viations) -, sachant que certaines structures ont plusieurs cursus et que les CFA n’ont pas d’existence propre

(chaque CFA fait partie d’un [nom] 26 CQA, 11 ITA ou 8 ITSA). Pour être précis, l’apprentissage n'est pas à pro-prement parler un niveau mais plutôt un mode de formation ; il ne débouche pas sur un diplôme mais peut toutefois être considéré comme un équivalent de l’ancienne « Spécialisation » (de niveau inférieur à la « Quali-fication » au Maroc). Il y a aussi 9 lycées agricoles (LA) qui préparent au Baccalauréat [nom] sciences agronomi-ques (en fait, tous ces lycées ont un double statut LA/ITA ou LA/CQA et deux d’entre eux relèvent du ministère de l’Education nationale) ainsi que 3 institutions d’enseignement supérieur dont l’important en terme de filiè-res et d’effectif Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II à Rabat. Nous ne comprenons pas dans le dé-compte total les 32 collèges ruraux (sous tutelle du ministère de l’Education nationale, ils incluent d’ailleurs seulement quelques heures d’initiation à l’agriculture faites par [nom] enseignants du MAPM). Précisons qu’il n’est quasiment pas question dans ce rapport [nom] établissements du ministère de l’Education nationale, ni de ceux de l’enseignement supérieur. Et notons enfin en passant que les formations de techniciens spécialisés [nom]

ITSA sont classées dans l’ordre d’enseignement post-secondaire non-supérieur (niveau 4 de la CITE, la « Classi-fication Internationale Type de l'Education »).

4

Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

tées d’un service de l’enseignement et de la formation professionnelle et, en corollaire, un moindre rôle joué par le niveau central (la Direction de l’Enseignement, de la Formation et de la Recherche ou DEFR 6 ), même si la répartition [nom] tâches entre les deux échelons semble encore à clarifier.

Enfin, il est proposé une [nom] qui semble très pertinente – c’est le huitième et dernier chapitre de ce rapport avant la conclusion – portant sur [nom] points clés considérés comme

« structurants » dans la réforme du dispositif de formation professionnelle agricole. Il s’agit notamment de l’amélioration de la gouvernance, de l’appropriation de la réforme par les formateurs et de l’implication [nom] professionnels. Ces trois points ainsi que les cinq suivants

  • équipements, financement, suivi-évaluation, définition du périmètre de « ré-ingénierie » et enfin, situation [nom] Centres de Formation par Apprentissage (CFA) – ont suscité [nom] ques- tionnements intéressants pouvant déboucher éventuellement sur [nom] préconisations.

A. Ftouhi propose d’ailleurs que ces points dits structurants soient introduits dans une grille d’[nom] commune [nom] de transformation [nom] dispositifs de formation agricole et rurale dans les différents pays du réseau.

Bref, le dispositif national d’enseignement technique et de formation professionnelle agri-cole est en pleine évolution au Maroc et semble chercher sa propre voie : entre la volonté de l’Etat d’encourager les filières d’exportation et de d’assurer un soutien aux zones agricoles pauvres à travers les deux piliers du Plan Maroc Vert 7 ; entre d’un côté le pilotage de l’Etat, même déconcentré, qui demeure prégnant, et de l’autre la nécessité de concertation avec les professionnels, sans cesse réaffirmée mais encore peu structurée ; entre une stratégie nationale de formation-recherche (qui fait l’objet actuellement d’une étude confiée à un cabinet de consultants) et une autre de vulgarisation-conseil agricole en cours de mise en place avec la création de l’Office National du Conseil Agricole (ONCA). Cela ne fait peut-être pas une véritable politique de développement de la formation agricole et rurale d’autant que les défis sont énormes avec une population de 13,4 millions de ruraux (environ 45 % [nom]

ménages 8 ) et un nombre de l’ordre de 1,4-1,5 million d’exploitations (soit 6 ha environ en moyenne avec une répartition très inégalitaire [nom] terres 9 ) ; mais cela y contribue à moyen

6

Nouveau nom depuis 2008 le la Direction de l’Enseignement, de la Recherche et du Développement (DERD).

7

Même si les réalisations dans le cadre du second pilier d’accompagnement solidaire de la petite agriculture – exploitations de moins de 5 ha – ne sont encore pas très visibles, l’existence même de ce pilier a le mérite de reconnaître le défi que représente le développement [nom] petites structures familiales notamment dans les zones montagneuses, oasiennes et [nom] zones défavorables de « bour » (l’agriculture pluviale), ce qui n'était jamais été le cas, du moins semble-t-il, jusque-là. Il demeure toutefois que cette stratégie sectorielle faite par un cabinet d’études international de renom à la demande du nouveau ministre de l’Agriculture en 2007 est décriée par une majorité d’universitaires car elle fait la part belle à l’agriculture d’exportation tandis que la relève du monde rural a la part congrue.

8

Sur une population totale de 33,8 millions d’habitants (d’après l’Institut National de Statistique et d’Economie

Appliquée (INSEA) du Maroc, [lien] ).

9

La surface agricole utile (SAU) du Maroc est de 8,8 millions d’ha, répartie entre pluviale ou « bour » (84 %) et irriguée (16 %). On a coutume de classer les exploitations en petites (< 5 ha), moyennes (5 à 50 ha) et grandes

(> 50 ha) (cf. le dernier recensement général de l’agriculture de 1996 accessible sur [lien]

5

Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

terme sachant qu’il n’y a ni recette toute faite ni solution unique en la matière mais bien plutôt une diversité d’initiatives apportant le plus souvent [nom] réponses systémiques (c’est-à-dire agissant simultanément ou de façon dépendantes sur plusieurs éléments tels que le foncier, le financement, l’organisation [nom] filières, la transformation et la commercialisa-tion…) à cultiver au niveau local avec les professionnels et leurs organisations en premier lieu. Dans ce sens, la création d’une plateforme nationale de réflexion et d’échange sur les formations agricoles et rurales – ou réseau FAR marocain – réunissant l’ensemble [nom] ac-teurs pourrait contribuer à construire une vision commune du développement à venir.

Igor Besson, Secrétariat exécutif du Réseau FAR, Montpellier, juillet 2012

rga.htm ) ; en fait, cela dépend aussi de l’accès à l’eau, à savoir terres irriguées ou en culture pluviale. Dans les faits, les « grandes » et même « très grandes » exploitations – moins de 1 % du nombre total - détiennent 15 % de la SAU et même de l’ordre de 19 % de la superficie irriguée, relativement peu de « moyennes » et beaucoup de « petites » et même de « très petites » (30 % [nom] exploitations ont moins de 3 ha, on les dit « micro-exploitations »).

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Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

SOMMAIRE

AVANT-PROPOS................................................................................................................ 3

Table [nom] illustrations ..................................................................................................... 11

Abréviations, sigles et acronymes ................................................................................... 12

Remerciements............................................................................................................... 13

Résumé .......................................................................................................................... 14

Localisation [nom] établissements de formation professionnelle agricole........................... 16

  • · INTRODUCTION ........................................................................................................17

1.1. Objectif de l’étude......................................................................................................................... 17

1.2. Contexte du pays........................................................................................................................... 17

1.3. Résultats attendus......................................................................................................................... 18

  • · ELEMENTS DE CONTEXTE DE LA FORMATION AGRICOLE ET RURALE..........................19

2.1. Contexte général ........................................................................................................................... 19

2.1.1. · Contexte démographique : une population jeune et une tendance à la baisse de la part

de la population rurale ....................................................................................................................19

2.1.2. · Contexte économique : [nom] réformes importantes pour améliorer l’environnement [nom]

affaires et moderniser l’économie ...................................................................................................20

2.1.3. · Contexte social : l’inadaptation problématique au marché du travail.............................................20

2.2. Contexte spécifique du secteur agricole ....................................................................................... 22

2.2.1. · Importance, contraintes et enjeux du secteur agricole....................................................................22

2.2.2. · La nouvelle stratégie du Plan Maroc Vert (PMV) .............................................................................23

  • · HISTORIQUE DE L’EVOLUTION DU DISPOSITIF

DE FORMATION AGRICOLE ET RURALE ......................................................................25

3.1. Les tutelles successives et le rôle de l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT)....................................................................................................... 25

3.2. Les prémices de la formation agricole avant l’indépendance....................................................... 27

3.3. L’évolution de 1956 à 1984 ........................................................................................................... 27

3.4. La restructuration du dispositif lors de la réforme de 1984 ......................................................... 28

3.5. L’institutionnalisation de la formation en alternance en 1996..................................................... 30

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Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

3.6. La priorité donnée à la formation professionnelle par la Charte Nationale d’Education- Formation (1999)........................................................................................................................... 32

3.7. La formation [nom] jeunes ruraux par l’apprentissage (2000) ......................................................... 34

3.7.1. · Les antécédents historiques et récents ............................................................................................34

3.7.2. · La loi n° 12/00 sur la formation par apprentissage..........................................................................34

3.7.3. · Le plan de formation [nom] jeunes ruraux ...........................................................................................36

3.8. La « ré-ingénierie » du système de formation selon l’APC ........................................................... 36

  • · PORTRAIT DU DISPOSITIF ACTUEL DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AGRICOLE .................................................38

4.1. Un réseau d’établissements structuré .......................................................................................... 38

4.2. Une architecture par niveaux........................................................................................................ 39

4.3. Deux modes de formation cohabitant difficilement : l’alternance et l’apprentissage ................. 41

4.4. [nom] filières diversifiées.................................................................................................................. 41

4.5. [nom] capacités d’accueil inférieures à la demande ........................................................................ 43

4.5.1. · Demande sociale importante ...........................................................................................................43

4.5.2. · Motivations [nom] candidats/stagiaires ..............................................................................................44

4.6. Effectifs [nom] formés....................................................................................................................... 44

4.6.1. · Formation initiale.............................................................................................................................44

4.6.1.1. · Effectif par niveau de formation ..................................................................................................... 45

4.6.1.2. · Effectif [nom] stagiaires par filière et par genre.................................................................................. 46

4.6.2. · Formation par apprentissage...........................................................................................................46

4.7. [nom] ressources humaines du dispositif de l’ETFPA insuffisantes .................................................. 47

4.7.1. · Responsables d’établissements........................................................................................................47

4.7.2. · Formateurs.......................................................................................................................................47

4.7.2.1. · Répartition selon l’âge et le genre .................................................................................................. 48

4.7.2.2. · Répartition selon le niveau d’instruction ........................................................................................ 48

4.7.2.3. · Répartition régionale [nom] formateurs ............................................................................................. 48

4.8. Une autonomie financière limitée ................................................................................................ 49

4.9. Autres formes du dispositif de formation professionnelle ........................................................... 50

4.9.1. · Les Maisons familiales rurales (MFR) : un modèle à repenser .........................................................50

4.9.1.1. · Genèse et évolution [nom] MFR ......................................................................................................... 50

4.9.1.2. · Réalisations [nom] MFR ...................................................................................................................... 51

4.9.2. · Le développement de la formation continue, levier important du développement

agricole, dans le cadre du Plan Maroc Vert .....................................................................................52

4.9.3. · Contribution [nom] organisations professionnelles à l’encadrement et à la formation

continue [nom] producteurs.................................................................................................................52

4.9.3.1. · Le cas de l’Association Nationale [nom] Eleveurs Ovins et Caprins .................................................... 52

4.9.3.1.1. Objectifs de la formation et structures ................................................................................... 52

4.9.3.1.2. Réalisations en matière de formation et d’encadrement technique ...................................... 53

4.9.3.2. L’accompagnement et la formation [nom] producteurs de safran de Taliouine par l’Association Migration & Développement ..................................................................................................... 54

4.10. · [nom] acteurs nationaux et partenaires internationaux nombreux............................................. 55

4.10.1. Les différentes parties prenantes au niveau national ......................................................................55

4.10.2. Promotion du partenariat international ..........................................................................................58

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Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

  • · LES REFORMES EN COURS : « LA RE-INGENIERIE » DU SYSTEME DE FORMATION PROFESSIONNELLE AGRICOLE ..........................................................59

5.1. Genèse de la réforme.................................................................................................................... 59

5.2. [nom] de mise en œuvre de l’Approche par Compétences.................................................... 60

5.3. Les appuis extérieurs..................................................................................................................... 62

5.3.1. · Le PRICAM, Programme de Renforcement Institutionnel Canadien au Maroc (2001-

2003)................................................................................................................................................62

5.3.2. · Le projet APC avec l’appui canadien de l’ACDI [téléphone]

5.3.3. · L’expérience européenne MEDA I : développement de l’apprentissage [nom] jeunes ruraux

selon l’APC et formation [nom] formateurs (2003)..............................................................................63

5.3.4. · L’expérience de la coopération belge [téléphone]

5.3.5. · Le projet ALEF « Education et Formation pour l’Emploi » (USAID [téléphone]

5.3.6. · La coopération Maroco-Andalouse ..................................................................................................65

5.3.6.1. Projet TRANFORMAN « Formation Professionnelle et Transfert de technologie »......................... 65

5.3.6.2. Projet maroco-andalous de formation [nom] fils et filles d’agriculteurs du Nord du Maroc

(FORMAGRI) .................................................................................................................................................... 65

5.4. La formation [nom] formateurs en APC ............................................................................................ 66

5.5. La déclinaison [nom] réformes.......................................................................................................... 67

5.5.1. · Le plan stratégique pour la généralisation de l’APC ........................................................................67

5.5.2. · Plan d’urgence pour renforcer l’apprentissage [nom] jeunes ruraux...................................................67

5.5.3. · Le plan d’émergence industrielle......................................................................................................68

5.6. Le financement [nom] réformes........................................................................................................ 68

5.7. Les réalisations .............................................................................................................................. 69

5.7.1. · Développement et implantation [nom] programmes selon l’APC........................................................69

5.7.2. · Réalisations dans le cadre du « Plan d’Urgence »............................................................................70

5.7.3. · Réalisations dans le cadre du Plan d’émergence industrielle...........................................................70

  • · EFFICACITE DU DISPOSITIF DE FORMATION PROFESSIONNELLE AGRICOLE .................71

6.1. Efficacité interne ........................................................................................................................... 71

6.1.1. · Formation initiale.............................................................................................................................71

6.1.1.1 · Evolution [nom] effectifs par niveau ................................................................................................... 71

6.1.1.1. · Evolution de l’effectif [nom] lauréats par niveau et par genre ........................................................... 72

6.1.2. · Formation par apprentissage...........................................................................................................72

6.1.2.1. · Evolution de l’effectif [nom] lauréats.................................................................................................. 72

6.2. Efficacité externe........................................................................................................................... 72

  • · ELEMENTS DE DIAGNOSTIC SUR L’APPROCHE PAR COMPETENCES (APC)....................75

7.1. L’APC en formation initiale............................................................................................................ 75

7.1.1. · Les apports positifs...........................................................................................................................75

7.1.2. · Les difficultés de mise en œuvre.......................................................................................................76

7.2. L’APC en formation par apprentissage.......................................................................................... 78

7.2.1. · Les éléments positifs ........................................................................................................................78

7.2.2. · Les difficultés....................................................................................................................................78

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Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

  • · LES ELEMENTS STRUCTURANTS [nom] DE TRANSFORMATION DU SYSTEME D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET DE FORMATION PROFESSIONNELLE AGRICOLE....................................................................................80

8.1. L’organisation générale de la réforme .......................................................................................... 80

8.2. L’amélioration de la gouvernance................................................................................................. 80

8.3. Le système d’appui à la réforme ................................................................................................... 82

8.4. L’appropriation de la réforme par les formateurs ........................................................................ 83

8.5. L’implication [nom] professionnels ................................................................................................... 83

8.6. La question [nom] Centres de Formation par Apprentissage (CFA).................................................. 84

8.7. Les équipements ........................................................................................................................... 85

8.8. Le financement.............................................................................................................................. 85

8.9. Le suivi-évaluation......................................................................................................................... 85

8.10. · Le périmètre de ré-ingénierie ................................................................................................... 85

  • · CONCLUSION ............................................................................................................86

BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................88

ANNEXES .........................................................................................................................90

  • Méthodologie de l’étude................................................................................................................... 90
  • Guides d’entretien............................................................................................................................. 95
  • Institutions visitées pendant l’étude............................................................................................... 101
  • Liste [nom] établissements de l’ETFPA par région économique ......................................................... 103
  • Cahier photographique légendé...................................................................................................... 105

Présentation du consultant ............................................................................................108

Présentation du Réseau international FAR .....................................................................108

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Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

Table [nom] illustrations

Tableaux

  • Taux d’activité en zone urbaine et en zone rurale en 2009 et 2010 (% [nom] actifs par genre et par milieu de résidence)......................................................................................................................................... 19
  • Répartition actuelle [nom] filières par niveau de formation ................................................................................ 42
  • Places offertes et demande de formation professionnelle agricole ................................................................. 44
  • Evolution [nom] effectifs par niveau de formation............................................................................................... 45
  • Effectif [nom] stagiaires par filière et par genre ................................................................................................... 46 6 : Effectifs [nom] apprentis...................................................................................................................................... 47
  • Répartition [nom] responsables d’établissements selon la responsabilité et le genre ........................................ 47
  • Répartition [nom] formateurs par âge et par genre ............................................................................................. 48
  • Répartition [nom] formateurs selon leur niveau d’études ................................................................................... 48
  • Répartition [nom] établissements selon le mode de gestion financière ............................................................ 49
  • Effectif [nom] apprentis formés (programme de formation par apprentissage menant au Certificat d’Aptitude Professionnelle) dans les Maisons familiales rurales (MFR) .......................................................... 51
  • Répartition [nom] effectifs par genre et par MFR en 2009/2010 ....................................................................... 51
  • Récapitulatif acteurs du dispositif de l’ETFP agricole...................................................................................... 57
  • Evolution du budget de Fonctionnement (budget général)............................................................................ 69
  • Evolution [nom] effectifs [nom] lauréats de la formation initiale........................................................................... 71
  • Répartition [nom] effectifs [nom] lauréats par niveau et par genre....................................................................... 72
  • Effectifs [nom] lauréats de l’apprentissage......................................................................................................... 72
  • Taux d’insertion au niveau de six établissements........................................................................................... 73

Figures

  • Organisation de l’enseignement et de la formation agricole au Maroc ........................................................... 40
  • Evolution [nom] effectifs par niveau de formation............................................................................................... 45
  • Parties prenantes dans le dispositif de formation professionnelle agricole et rurale au Maroc ...................... 56
  • Les quatre phases [nom] de mise en œuvre [nom] programmes de formation selon l’Approche par Compétences (APC) ................................................................................................................................... 60
  • [nom] de mise en œuvre [nom] programmes de formation selon l’APC........................................................ 61
  • Evolution du budget d’investissement de l’ETFPA (en millions de Dh)............................................................. 69
  • Evolution [nom] effectifs [nom] lauréats de la formation initiale............................................................................. 71

Encadrés

  • Loi n° 36/96 sur la formation en alternance en 1996 ....................................................................................... 30
  • Loi n° 12/00 sur la formation par apprentissage en agriculture en 2000 ......................................................... 35
  • Structures spécifiques d’appui à l’insertion [nom] lauréats du ministère de l’Agriculture et [nom] Pêches maritimes (MAPM) avant la restructuration de 2008...................................................................................... 74

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[nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc

Réseau FAR

Juillet 2012

Abréviations, sigles et acronymes

Notes de vocabulaire :

−

FAR (« Formation Agricole et Rurale ») et ETFPA (« Enseignement Technique et Formation Profession-nelle Agricole ») sont deux abréviations le plus souvent équivalentes dans ce document. On écrit aussi parfois plus simplement « formation professionnelle agricole » (en entier) et pareillement on parle d’établissements de la formation professionnelle agricole (sans abréviation EFPA !).

−

Lauréat(e) : personne diplômée (s’emploie quel que soit le niveau du diplôme).

−

Polygone pédagogique : espace d’apprentissage pratique dans les établissements de formation.

  • Section · DEFR

ACDI · Agence canadienne de

Développement international

ADA · Agence de Développement Agricole, · DERD

Maroc

AFD · Agence française de Développement

AGR · Activité(s) génératrice(s) de revenus

[nom]

AMAPPE · Association Marocaine d’Appui à la

Petite Entreprise

DFP

AMC · Association de micro-crédit

ANAPEC · Agence de la promotion de l’emploi

et [nom] compétences, Maroc

APC · Approche par compétences · DH

ANEB · Association Nationale [nom] Eleveurs

de Bovins, Maroc · DPA

ANOC · Association Nationale [nom] Eleveurs

Ovins et Caprins, Maroc · DRA

AST · [nom] de situation de travail

CFA · Centre(s) de Formation par · ETFP

Apprentissage, Maroc

CQA · Centre(s) de Qualification · ETFPA

Professionnelle, Maroc

CNFP · Comité National de la Formation · FAR

Professionnelle, Maroc · FJE

COMADER Confédération Marocaine de

l’Agriculture et du Développement · GTZ

Rural

CPFP · Comité Provinciale de la Formation · ha

Professionnelle, Maroc · IAA

CS · Conseil Supérieur de l’Enseignement, · INMAA

Maroc

CSEF · Commission Spéciale Education- · ITA

Formation, Maroc

12

Direction de l’Enseignement, de la Formation et de la Recherche (ex

DERD), MAPM, Maroc

Direction de l’Enseignement, de la Recherche et du Développement, MAPM, Maroc (devenue DEFR de-puis 2008)

Département de l’Enseignement

Secondaire, MEN, Maroc

Département e la Formation

Professionnelle, Maroc (appellation à entendre le cas échéant dans le sens de ministère)

Dhiram (monnaie marocaine, de l’ordre de 0,1 €uro)

Direction Provinciale de l’Agriculture, MAPM, Maroc

Direction Régionale de l’Agriculture, MAPM, Maroc

Enseignement Technique et Forma-tion Professionnelle

Enseignement Technique et Forma-tion Professionnelle Agricole

Formation agricole et rurale

Fondation [nom] Jeunes Entrepreneurs, Maroc

Agence allemande de Coopération

Technique (devenue GIZ en 2012) hectare(s)

Industries agricoles et alimentaires

Institut national d’appui à la micro entreprise (micro-crédit), Maroc

Institut(s) Technique(s) Agricole(s), Maroc

Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

ITSMAER · Institut [nom] Techniciens Spécialisés · Formation [nom] Cadres et de la

en Mécanique Agricole et · Recherche scientifique, Maroc

Equipement Rural, Maroc · MFR · Maisons familiales rurales

ITSA · Institut(s) de Techniciens Spécialisés · PRICAM · Programme de Renforcement

en Agriculture, Maroc · Institutionnel Canadien au Maroc

LA · Lycée(s) Agricole(s) · PPO · Pédagogie par objectif

OFPPT · Office de la Formation · RMESS · Réseau Marocain de l'Economie

Professionnelle et de la Promotion · Sociale et Solidaire

de Travail, Maroc

SAU · Surface agricole utile

MAPM · Ministère de l’Agriculture et [nom]

SEFP · Secrétariat d’Etat de la Formation

Pêches maritimes, Maroc professionnelle, MEFP, Maroc

MEFP · Ministère de l'Emploi et de la

UE · Union européenne

Formation professionnelle, Maroc

USAID · Agence [nom] Etats-Unis pour le

MEN · Ministère de l’Education nationale,

Développement international

de l’Enseignement supérieur, de la

Remerciements

Je sais gré à toutes les personnes qui, par leur appui et les informations qu’elles ont bien voulu met-tre à ma disposition, ont facilité la réalisation de ce travail.

Mes remerciements vont en particulier à :

− · M. Mohamed Saïdi, Directeur de la Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Dévelop-

pement Rural (COMADER) et représentant du Maroc au Comité de Pilotage du réseau inter-national FAR ;

  • Les responsables et cadres de la Direction de l’Enseignement, de la Formation et de la Re- cherche (DEFR), et plus particulièrement l’équipe de la Division de l’ETFP ;

− · Les personnes rencontrées au niveau [nom] établissements de l’ETFPA : directeurs, formateurs

et stagiaires/apprentis ;

− · Les lauréats, les professionnels et les représentants d’OPA, d’ONG, d’associations de micro-

crédit et tous les acteurs rencontrés ainsi que ceux ayant participé et enrichi les résultats de l’étude lors de l’atelier de restitution organisé le 24 novembre 2011 à l’ITSMAER de Rabat (cf.

vol. 6 de la série pour le compte rendu de l’atelier et la présentation qui y a été faite).

J’adresse aussi [nom] remerciements appuyés à :

− · M. Jean Metge, Ingénieur général [nom] Ponts, [nom] Eaux et [nom] Forêts, qui m’a fait bénéficier

de son expérience et m’a apporté un appui à caractère méthodologique pour la réalisation de cette étude ;

− · M. Igor Besson, Docteur d’AgroParisTech, chargé de mission du réseau FAR, qui a assuré le

suivi de ce travail tant sur le fonds que sur la forme, son appui et ses orientations ayant été précieuses pour améliorer la qualité du document final.

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Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

Résumé

Le réseau international FAR (« Formation Agricole et Rurale ») a considéré que les [nom]

de mise en œuvre et de transformation de plusieurs dispositifs nationaux de formation agri-cole méritent d’être [nom] et comparés. Par conséquent et en accord avec les responsa-bles marocains, il a décidé d’inclure la réforme en cours dite « ré-ingéniérie » du système national de formation agricole aux études faites au Cameroun et à Madagascar. L’objectif dans les trois pays est d’alimenter [nom] de capitalisation par l’ensemble [nom] acteurs impliqués dans la gestion [nom] dispositifs nationaux de FAR. Il devrait être également possible de tirer - de l’[nom] séparée [nom] pays et de l’[nom] enseignements per-mettant d’ajuster, si besoin est et selon les pays, l’accompagnement [nom] transformations en cours.

Si la formation professionnelle agricole - initiale et continue - a pris de l’importance et si [nom]

changements ont été réalisés à partir de l’indépendance du pays en 1956, les véritables ré-formes n’ont commencé qu’en 1984 avec la restructuration du système national de forma-tion agricole en vue de répondre aux besoins en compétences induits par les stratégies de développement du secteur agricole, de satisfaire les besoins en main d’œuvre qualifiée [nom]

professionnels et d’améliorer l’employabilité [nom] les « lauréats » (c’est-à-dire diplômés). Il est à souligner aussi que cette réforme a aussi visé le rétablissement de la « considération sociale et culturelle qui échoit au travail manuel ».

Quatre avancées importantes ont aussi été réalisées par la suite. Ce sont, primo, la loi 36/96 de 1996 sur l’alternance, secundo, la mise en œuvre de la Charte Nationale sur l’Education et le Formation de 1999/2000, tertio, la loi 12/00 de 2000 sur l’apprentissage pour la formation

[nom] jeunes ruraux, et enfin, la ré-ingénierie du système de formation selon l’Approche Par Compétences (APC) depuis 2004. Dans ce cadre, le dispositif national de formation a évolué progressivement et a vu sa capacité d’accueil augmenter tandis que la qualité s’est amélio-rée avec notamment un début d’ouverture sur les organisations professionnelles.

La formation continue [nom] agriculteurs a connu également [nom] améliorations indéniables via le système de vulgarisation publique et les initiatives de certaines associations professionnel-les. Elle sera certainement renforcée par la mise à contribution du privé entre autres choses, à travers la création du métier du conseiller agricole dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV) en 2008 et par les orientations actuelles en 2012 qui visent la restructuration du dispositif de vulgarisation agricole.

[nom] de ré-ingénierie du système de formation professionnelle agricole selon l’APC est en cours et il est encore trop tôt pour en faire un bilan et poser un diagnostic pertinent.

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Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

Toutefois, nous avons pu à la lumière [nom] enquêtes réalisées tirer déjà les enseignements

[nom] premières réalisations. L’APC constitue ainsi une avancée décisive dans l’amélioration du système de formation professionnelle agricole, surtout en raison de sa mise en phase avec les besoins de la profession et [nom] futurs employeurs. Il faut cependant noter l’existence de plusieurs difficultés dans la mise en œuvre de cette nouvelle approche en ce qui concerne la formation initiale car de multiples contraintes ayant trait aux ressources humaines, matériel-les et financières pèsent sur le système de formation et sur son environnement. Concernant la formation par apprentissage [nom] jeunes ruraux, cette réforme présente l’avantage de tou-cher un très large public jusque-là délaissé et elle est plus axée sur la pratique sans pour au-tant régler la question de la préparation [nom] jeunes au métier d’exploitant agricole. A ce ni-veau, nous avons dégagé plusieurs handicaps qui limitent la qualité de la formation, en l’occurrence, les conditions d’apprentissage, la motivation [nom] formateurs, la préparation et la motivation [nom] maîtres de stages.

L’accent a aussi été mis dans cette étude sur les points clés qui caractérisent et condition-nent la réussite [nom] de transformation du dispositif. Il s’agit en particulier (i) de l’importance du pilotage, (ii) de l’appui pédagogique et du renforcement [nom] capacités, (iii) de l’implication [nom] différents acteurs étatiques et non étatiques - OPA, ONG, profes-sionnels… - dans la conception, la mise en œuvre (notamment pour les stages) et le suivi-évaluation [nom] formations. Il n’en demeure pas moins que le rôle de l’Etat est et devrait res-ter prépondérant dans le financement du dispositif de formation et dans la réussite du dia-logue entre les parties prenantes.

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Localisation [nom] établissements de formation professionnelle agricole

Source : Ministère de l’Agriculture et [nom] Pêches maritimes/MAPM

(échelle et proportions seulement indicatives)

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  • · Introduction

1.1. Objectif de l’étude 10

L’objectif de ce travail est de capitaliser sur les expériences de réforme de la formation tech-nique et de la formation professionnelle agricole et rurale en cours dans trois pays : le Came-roun, Madagascar et le Maroc. Par capitalisation, nous signifions synthétiser les informations utiles « pour aujourd’hui, pour demain et pour tous » dans les différents pays.

1.2. Contexte du pays

Le Maroc a engagé au cours [nom] dernières années d’importantes réformes sur le plan éco-nomique, social et institutionnel pour répondre aux multiples enjeux de productivité, de stabilité et de cohésion sociale ainsi que pour faire face aux défis qu’impose l’ouverture de son économie (zone de libre échange avec l’UE, les Etats-Unis, la Turquie…). [nom] politiques de développement ont été mises en œuvre dans différents secteurs de l’économie, en parti-culier dans le secteur agricole qui est devenu une priorité nationale. En effet, l’agriculture joue un rôle moteur dans le développement du pays puisqu’elle participe à hauteur de 15 à 20 % au PIB national et assure près de 80 % de l’emploi en zones rurales.

Une nouvelle stratégie de développement agricole appelée « Plan Maroc Vert » (PMV) a été définie en 2008. Cette stratégie vise, d’une part à développer une agriculture moderne et performante, d’autre part à accompagner solidairement la petite agriculture, à travers l’amélioration significative de ses revenus.

La réussite de cette stratégie est conditionnée par la mise à disposition du secteur agricole et rural [nom] compétences nécessaires. La mise à niveau du dispositif de formation profession-nelle agricole est un levier important pour répondre à cette exigence ; il constitue en effet l’un [nom] maillons essentiels dans l’amélioration de la productivité et dans la promotion d e l’emploi.

Dans cette perspective, le ministère de l’Agriculture et [nom] Pêches maritimes (MAPM) a opté à partir de 2003, en cohérence avec les orientations de la politique de formation du pays, pour la « ré-ingénierie » de son système de formation professionnelle selon l’Approche Par Compétences (APC). Cette approche préconise l’identification préalable [nom] besoins en compétences du secteur et la conception de programmes de formation répondant exacte-ment à ces besoins. Il s’agit d’adapter l’offre de formation à la demande du milieu profes-

10

Pour plus de détail, voir les termes de référence en volume 1.

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sionnel et ainsi d’améliorer l’employabilité [nom] lauréats et de faciliter leur insertion dans la vie active.

Le réseau international FAR dont le Maroc est membre a considéré que cette profonde transformation du dispositif de formation agricole en cours méritait une attention toute par-ticulière. En conséquence, en accord avec les responsables marocains, il a décidé de com-manditer la présente étude visant à [nom] de réforme en cours et d’en tirer les premiers enseignements permettant d’ajuster si besoin son accompagnement. La finalité est aussi de contribuer à la capitalisation de l’expérience marocaine de formation agricole et rurale et celles d’autres pays du réseau FAR, dans la mesure où ses résultats pourront faire l’objet d’une [nom] avec ceux obtenus par [nom] études similaires au Cameroun et à Madagascar.

1.3. Résultats attendus

Comme dans les deux autres pays concernés par cette étude, il est attendu au Maroc :

− La chronologie [nom] de rénovation du système de formation agricole et ru-rale avec une [nom] critique [nom] grandes étapes. C’est donc une approche histori-que [nom] institutions économiques et sociales du secteur éducation/formation et de leurs relations avec les secteurs de l’agriculture et du développement rural.

− L’identification d’un [nom] type, notamment les éléments caractéristiques de la situation (les éléments de contextes, démographiques, économiques, socioculturels, institutionnels, etc.).

− La situation actuelle du système de formation agricole et rurale (synthèse [nom] études existantes et propositions d'études complémentaires souhaitables).

− La définition [nom] expertises nationales nécessaires au [nom] de rénovation et le repérage [nom] expertises existantes (consultants, prestataires privés, ONG, organisa-tions paysannes, etc.).

− [nom] de la construction de la demande socio professionnelle en formation et son articulation avec un système d’offre adéquat (espace de dialogue et de co-construction, négociation, accessibilité, etc.).

− L'état [nom] lieux sur les dispositifs et modalités de gouvernance de la formation agri-cole et rurale (quelles sont les organisations concernées et les indicateurs qu’elles utilisent ; comment la société civile est représentée ; les producteurs et productrices sont-ils impliqués ; quels sont les débats en cours et comment est articulé la réforme avec par exemple les Stratégies de Développement du Secteur Rural, les stratégies pour la Croissance et l’Emploi, etc.).

Pour atteindre ces résultats, nous avons défini une méthodologie de travail dont les caracté-ristiques, déjà présentées dans une note spécifique, sont rappelées en annexe. Nous invitons le lecteur à s’y reporter.

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  • Eléments de contexte de la formation agricole et rurale

Le contexte socio-économique marocain est marqué par [nom] mutations importantes et rapi-

[nom] sur le plan démographique, économique, social et politique, constituant [nom] défis que le Maroc doit relever pour répondre aux exigences de compétitivité, d’ouverture de son éco-nomie et surtout de l’insertion professionnelles [nom] jeunes. Nous nous limiterons ici à pré-senter les principaux éléments de ce contexte susceptibles d’influencer directement ou indi-rectement les orientations de la FAR.

2.1. Contexte général

2.1.1. Contexte démographique : une population jeune et une tendance à la baisse de la part de la population rurale

Selon les résultats du recensement général de la population et de l’habitat, la population totale du Maroc qui représentait environ 30 millions d’habitants en 2004, a atteint presque

34 millions actuellement. C’est une augmentation importante en valeur absolue mais le taux d’accroissement démographique annuel qui était de 2,4 % entre 1982 et 1994 a diminué entre 1994 et 2004 pour atteindre 1,52 % en 2007. En outre, la transition démographique se caractérise au Maroc, par la réduction de la mortalité avec un allongement de l’espérance de vie (de 47 ans en 1962 à 74,8 ans en 2010) et une baisse consécutive de la fécondité.

Tableau 1. Taux d’activité en zone urbaine et en zone rurale en 2009 et 2010

(% [nom] actifs par genre et par milieu de résidence)

2009 · 2010

Urbain · Rural · Ensemble · Urbain · Rural · Ensemble

Hommes · 70,8 · 81,9 · 75,3 · 70,3 · 81,1 · 74,7

Femmes · 18,6 · 36,1 · 25,8 · 18,4 · 36,9 · 25,9

Source : Haut Commissariat au Plan, 2010

Par ailleurs, trois éléments sont à connaître :

− Le ratio rural/urbain s’est inversé au début [nom] années 1990 : les ruraux ne représen-tent plus maintenant que 40 % de la population totale.

− La population est jeune (45,2 % de 15 -[âge]), avec une légère dominance féminine

(51 %). L’effectif [nom] actifs est de 11 442 000 personnes avec un taux de féminisation de 26,8 % (32,5 % en milieu rural).

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Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

− Le taux d’activité qui représente, en 2010, au niveau national 49,6 % (58,4 % en mi-lieu rural et 43,6 % en milieu urbain), montre une nette disparité par rapport au genre, comme le montre le tableau ci-dessus.

2.1.2. Contexte économique : [nom] réformes importantes pour améliorer l’environnement [nom] affaires et moderniser l’économie

Après l’adoption du programme d’ajustement structurel durant les années 1980 et le réta-blissement de ses équilibres macroéconomiques, le Maroc a initié, à partir du début [nom] an-nées 1990, une série de réformes sur les plans juridique, institutionnel, financière et fiscal, pour améliorer l’environnement [nom] affaires et moderniser son économie. Ce [nom] a connu une accélération au cours [nom] années 2000, avec plus d’ouverture politique et de par-ticipation [nom] citoyens, en vue d’un développement plus équilibré et plus dynamique, qui devrait encore s’intensifier avec la mise en place d’une régionalisation plus avancée. Il con-venait aussi de saisir les opportunités de l’ouverture de son économie sur l’extérieur et les avantages offerts par les accords de partenariats et de libre échange (avec l’Union euro-péenne, les Etats-Unis, la Turquie et certains pays arabes).

C’est dans ce cadre qu’ont été intensifiés, au niveau sectoriel et régional, les efforts d’investissement, notamment dans les infrastructures économiques et sociales, le dévelop-pement humain avec le lancement de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain

(INDH) avec plus d’attention aux zones rurales (projets pour la généralisation de l’électrification, l’eau potable…).

Ces mutations économiques ont marqué [nom] ruptures par rapport au passé dans les visions, dans les stratégies économiques et sociales ainsi que dans les performances réalisées. En effet, la croissance économique, de 2,2 % pendant les années 1990, est passée à 4,8 % ac-tuellement.

2.1.3. Contexte social : l’inadaptation problématique au marché du travail

La population en âge de travailler constitue une composante permanente de la problémati-que de l’emploi au Maroc. Selon une enquête nationale sur l’emploi 11 , entre 1999 et 2009, 1,5 millions d’emploi ont été crées, soit près de 145 000 postes par an en moyenne. Le vo-lume global est passé de 8,8 millions à 10,26 millions de personnes.

Les bénéficiaires [nom] nouvelles créations d’emplois sont surtout :

− [nom] hommes avec 118 000 emplois annuellement (75 %) contre 38 000 pour les femmes (25 %).

11

Enquête Nationale sur l’emploi entre 1999 et 2009 - Haut Commissariat au Plan- 2011.

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Réseau FAR · [nom] de mise en œuvre et de transformation [nom] dispositifs de FAR - Maroc · Juillet 2012

− [nom] personnes âgées de 40 à [âge] (112 000 emplois annuellement), de 30 à [âge]

(46 000 Dh)

Mais les jeunes de 15 à [âge] ont perdu 9 000 emplois.

L’évolution du portrait de l’emploi montre que :

− le niveau de qualification [nom] actifs adultes occupés s’est amélioré au cours de la dé-cennie 1999-2009 : leur taux d’alphabétisation est passé de 47,1 % à 58,1 % et la part

[nom] diplômés est passée de 25,7 % à 33,4 %.

− la part [nom] jeunes dans l’emploi total est passée de 5,5 % en 1999 à 1,6 % en 2009.

− la part [nom] femmes dans l’emploi total a enregistré une légère réduction en pa

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